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Un hôtel transformé en centre d’hébergement

Dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, la commission communautaire commune de Bruxelles a sollicité les associations ayant une mission sociale sur la ville afin d’exploiter les hôtels vides.

Cet appel mettait particulièrement l’accent sur l’accueil des couples avec enfants ou des familles monoparentales. La plupart sont des femmes seules avec enfants. Ces familles sont toutes sans abri.

Depuis la mi-décembre, la gestion du « Train Hostel » de Schaerbeek a été confiée à l’Armée du Salut. Grâce au soutien du service de « Guidance à domicile », un projet global est proposé aux personnes hébergées. En effet, dans ce contexte, il est plus aisé de mettre en place un suivi pour encourager la réinsertion des personnes dans la société.

En un mois à peine, le personnel nécessaire a été recruté. L’équipe est composée de deux assistants sociaux, de quatre superviseurs, d’un réceptionniste et d’une personne chargée de l’entretien. L’ancien cuisinier de l’hôtel, étant lui aussi à la recherche d’un emploi, a profité de cette occasion pour postuler à un contrat à temps partiel.

L’hôtel dispose de 20 chambres, d’une salle à manger, d’une cuisine et d’une salle d’animation.

Les personnes qui arrivent par le biais de l’association Brussels Help sont dans une situation très précaire. Certaines sont sans papiers. Des familles qui ne bénéficient d’aucune aide, issues de pays européens, peuvent aussi être hébergées au Train Hostel.

La durée d’hébergement ne peut excéder une année. Durant cette période, un projet d’accompagnement adapté à chaque situation est mis en place. En collaboration avec une assistante sociale, un programme favorise et encourage à la réinsertion tant sur le plan administratif, que financier, et facilite la recherche de solution de logement plus pérenne.

L’hôtel est ouvert depuis fin décembre. La plupart des femmes en difficulté ont subi des ruptures familiales. Ces situations sont encore plus sensibles depuis le confinement. De manière générale, la ville de Bruxelles manque de refuges pour femmes.

Pour le bon déroulement de la vie en communauté, et afin de faciliter le traitement des demandes d’aide sociale, quelques ajustements sont encore nécessaires. La langue est souvent un obstacle à une bonne communication, il faut parfois faire appel à des interprètes. Des réunions régulières sont organisées, au cours desquelles les résidents sont invités à débattre des règles de la maison. C’est aussi une manière de les impliquer dans la vie quotidienne comme le ménage, la vaisselle, la préparation des repas… L’ambiance se veut être familiale. Un coin salon avec une télévision est mis à disposition, des activités sont proposées aux enfants le mercredi après-midi.

Annelies Vanbeckevoort, responsable du projet« Mon premier mois au Train Hostel a été très mouvementé : faire connaissance avec les nouveaux employés, tout préparer pour les résidents, apprendre à les connaître et découvrir ensemble quels sont leurs besoins afin de les orienter de manière optimale. Même si nous essayons de nous préparer le mieux possible, il y a aussi des imprévus auxquels il faut faire face. Mais peu à peu les choses se mettent en place grâce aux précieux conseils de mes collègues. »

Esther Tesch

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