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Message du Vendredi de la Semaine Sainte – Ombres

“ Il était environ midi quand le soleil cessa de briller : l’obscurité se fit sur tout le pays et dura jusqu’à trois heures de l’après-midi.  »
Luc 23 v 44

Ce qui se passe dans l’ombre n’est pas clairement visible, c’est à moitié caché, fait dans l’obscurité pour rester caché.
Judas se précipite vers les autorités religieuses juives  pour vendre Jésus, Pierre renie Jésus, les dirigeants juifs confient la responsabilité de son exécution aux Romains, Pilate se lave les mains d’une décision qu’il ne voulait pas prendre mais à laquelle, par manque de courage, il n’a pas voulu s’opposer.
Demi-vérités, fausses accusations montées de toutes pièces, en bref un projet malsain effectué en douce lors d’une triste et sombre journée ! ombre
Aux yeux de tous, nos actions paraissent sincères et authentiques mais nos véritables motivations sont bien cachées et diamétralement à l’opposé : péché, cupidité,  égoïsme,  lâcheté,  injustice et j’en oublie certainement.
Tant de choses dans notre monde, tant de choses dans notre vie quotidienne restent dans l’ombre. Tant de choses sont faites dans la pénombre, prenant l’apparence de la  bonté, de l’honnêteté, ou de l’honorabilité, alors qu’en réalité c’est tout le contraire.
La lumière que Jésus fait briller par son enseignement puis par son esprit saint, illumine ce qui est caché dans l’ombre. Et le montre tel qu’il est vraiment : un péché reste un péché.
Aujourd’hui il est naturel de nier l’existence du péché, et, ce faisant, d’éloigner toute responsabilité personnelle.
Ce vendredi, vendredi noir, long vendredi, a été un jour sombre car il a montré l’humanité dans sa faiblesse, dans la superficialité de la foule qui a loué Jésus quelques jour avant et qui réclame maintenant sa crucifixion. Les autorités religieuses juives, prises en flagrant délit d’hypocrisie,  l’ont  exigé. Quant aux Romains, ils ont préféré la politique à la justice.
Ce n’étaient que des êtres humains semblables à nous qui vivons aujourd’hui. Nos propres vies sont remplies de zones d’ombres qui nous évitent, du moins le croyons-nous,  de devoir rendre  des comptes pour nos péchés. Elles sont néanmoins le reflet de notre propre spiritualité, de nos relations les uns avec les autres, envers l’humanité, envers la création, envers Dieu.
À Pâques, alors que nous sommes à l’ombre de la croix, le fils se lèvera et fera briller sa lumière, mais pas avant que nous ne soyons agenouillés en demandant pardon. « Père, pardonne-leur ( = nous), ils ( = nous)  ne savent pas ce qu’ils ( = nous) font  » Luc 23 v 34

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