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La solitude des personnes âgées, un fléau en cette période de COVID-19

Alors que le monde entier est frappé par la pandémie de Covid-19, les responsables des communautés de l’Armée du Salut restent disponibles, à l’écoute et tentent tant bien que mal de s’adapter aux nouveaux besoins exprimés. À Jumet, un nouveau rythme est peu à peu trouvé, l’aide aux plus fragiles est à réinventer au fur et à mesure.

La solitude est un des fléaux pour les personnes âgées de nos communautés. En effet, alors que toute la vie du confinement et celle de l’après-confinement s’est organisée autour des réseaux sociaux, d’internet et des contacts sociaux limités, les personnes âgées ont été et sont encore bien souvent exclues de ces dispositifs et se retrouvent encore plus en marge de la société. Alors que plusieurs d’entre-elles fréquentaient avec fidélité les activités organisées par notre organisation, elles se retrouvent aujourd’hui très isolées. Parfois éloignées de leur famille, les rendez-vous hebdomadaires dans nos locaux constituaient souvent l’un des seuls lien social. Une occasion aussi de leur apporter une aide alimentaire car ils sont nombreux à ne vivre que de leur petite pension, bien souvent ne permettant pas de subvenir à leurs besoins.

Réinventer la vie communautaire

Il a fallut donc réinventer la relation, la vie communautaire. C’est ainsi que le téléphone ou le GSM sont devenus un moyen de rester en contact, de prendre des nouvelles, ou même de faire une « visite pastorale ». Certes, les liens affectifs manquent énormément, mais un contact téléphonique à nos anciens permet de les sentir exister. Pour ce qui est de l’aide alimentaire, autant que faire se peut, un colis leur est livré tous les 15 jours à domicile.

La distribution d’aide alimentaire pour les familles les plus démunies a elle aussi été adaptée. Il a fallu trouver des bénévoles plus jeunes, disponibles et disposés à s’engager avec les contraintes liées aux mesures de sécurité. Des masques, des gants et du gel hydro-alcoolique sont mis à leur disposition afin de limiter au maximum les risques de contamination.

« La solitude est un des fléaux pour les personnes âgées de nos communautés »

Un rythme de travail plus soutenu

Le rythme de travail a énormément changé, il faut adapter le programme auparavant plutôt axé vers les activités spirituelles classiques… il a fallu tout réinventer. Des chaînes de prières par téléphone s’organisent, de nombreux mails sont échangés, des réunions virtuelles organisées. Des relations différentes se créent, parfois plus profondes. Plusieurs personnes ont exprimé être en recherche spirituelle. C’est souvent durant des temps de doute et de trouble, qu’il est propice de se tourner vers Dieu.

Un des effets collatéral de cette crise est aussi la baisse des ressources financières. En effet, nos communautés ne pouvaient plus organiser de vente de vêtements de seconde main, et les offrandes des fidèles sont devenues moins aisées. Par contre, les factures continuent à arriver et de nouvelles dépenses sont à honorer pour pouvoir maintenir un minimum d’activités en toute sécurité. Nous pensons bien entendu à l’après. Il faudra sans doute encore adapter nos modes de fonctionnement, mais notre mission, qui a démarré en Belgique il y a plus de 130 ans, continuera.

« Nous poursuivons notre ministère tout en faisant pleinement confiance en l’Eternel. », nous confie le major Bertrand Lüthi en charge de la communauté de Jumet.

Cécile Clément

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